Grand Theft Auto: San Andreas, la culture des gangs – Part. 1

Grand Theft Auto: San Andreas, la culture des gangs – Part. 1

Le succès d’un jeu révolutionnaire

Tout adolescent ayant grandi dans les années 2000 a joué à Grand Theft Auto San Andreas. Sorti en 2004 originalement sur Playstation 2, le jeu a été l’un des plus gros succès commercial de la console de Sony avec plus de 2 millions de vente en six jours aux États-Unis, et un total de vente à plus de 27 millions dans le monde en 2011. Qu’est ce qui peut expliquer un tel succès ? En réalité, beaucoup de facteurs le peuvent et c’est d’ailleurs l’accumulation de ces différents facteurs qui en est la source.

Même si les jeux précédents de la franchise Grand Theft Auto édités par Rockstar Games étaient déjà sur l’univers du crime et des gangs, il s’agit du premier jeu sur les street-gangs de Californie, un univers finalement assez méconnu du grand public. Et le jeu sera plus vrai que nature. L’histoire se déroule dans l’état fictif de San Andreas qui contient trois villes, Los Santos, San Fierro et Las Ventura. Même si le monde et le scenario sont fictifs de premier abord, ils s’inspirent ouvertement des villes de l’Ouest des États-Unis, respectivement Los Angeles, San Francisco et Las Vegas. Au-delà des villes, le jeu intègre beaucoup d’éléments de la vie réelle, notamment les décors qui reprennent les paysages et architectures des villes originales. Des évènements des années 90 seront incluent directement dans le scénarios du jeu. Le plus évident est bien-sûr les rivalités des gangs, on retrouve les gangs afro-américains mais aussi les gangs mexicains ou la mafia italienne. Le jeu s’inspire aussi de faits réels qui se sont produits dans les années 90 comme les émeutes de Los Angeles de 1992, les low-rider show de Crenshaw, la délinquance de MacArthur Park, l’épidémie de crack qui a sévit aux États-Unis, ou encore le Rampart scandale, une histoire de corruption au sein du CRASH (Community Resources Against Street Hoodlums).

GTA San Andreas est également assez révolutionnaire dans son game-play, notamment dans la customisation de son personnage. Le jeu permet de se créer une garde-robe digne d’un vrai gangster de Los Angeles, et même de se tatouer ou de se coiffer parmi un large choix. Et chaque magasins de vêtements, tatoueurs ou coiffeurs disposent de sa propre gamme. Même si on est assez limité au début du jeu, on peut s’amuser à personnaliser son personnage de manière presque illimité sans même réaliser les missions. On peut même modifier l’apparence physique de son personnage, mais pas en cliquant sur un simple bouton, si on veut personnage gros, il faudra aller s’empiffrer d’hamburger dans les nombreux fast-foods du coin, au contraire si on veut un personnage musclé, il faudra passer un peu de temps à la salle de musculation. Une belle manière de s’identifier soi-même à son personnage pour le modéliser à son image. Le jeu offre un grand nombre d’activités en dehors des missions, avec une multitude de mini-jeu dans les différentes boites de nuit, casino ou boutiques accessibles dans les différentes villes.

Un jeu au service de la street-culture

De par son thème sur les gangs, le jeu est au service de la street-culture et de la culture Hip Hop de Californie, le Gangsta Rap. Dès le début, on rentre dans le peau de Carl Jonhson a.k.a CJ, un ancien membre du gang de Los Santos Grove Street Families qui a fui la ville en quête d’une vie meilleure mais qui est forcé de revenir à Los Santos après l’assassinat de sa mère. Dès son arrivée, il est accueilli par des officiers du CRASH qui l’accuse d’avoir tué un de leur collègue, qu’ils ont d’ailleurs tué eux-mêmes. En réalité, les personnages sont grossièrement inspiré de personnages réels du CRASH qui ont été accusé lors du scandale Rampart. On suivra les aventures de CJ dans les différentes histoires de gang avec son frère et ses amis, Sweet, Kendl, Big Smoke et Ryder. On retrouve toutes les histoires de hustling, proxénétisme, low-rider show, et guerre de gang contre les différents clans rivaux comme les Triades chinoises, la mafia italienne ou les autres gang de rue de Los Santos.

Les différents protagonistes sont d’ailleurs en partie interprétés par des rappeurs et acteurs connus, on retrouve notamment Young MayLay, qui joue le rôle de CJ, MC Eiht, Ice-T ,Yo-Yo, Kid Frost, ou des acteurs comme Samuel L. Jackson, Frank Vincent, James Woods ou Chirs Penn. Et l’un des réalisateurs du jeu n’est autre que DJ Pooh, un producteur West Coast qui a produit de grands rappeurs tels que 2pac, Snoop Dogg ou Ice Cube. DJ Pooh a probablement été engagé pour ses contacts dans la street-culture de Los Angeles et sa connaissance de l’univers des gangs, ce qui permet au jeu d’être fidèle à son univers. Les différents acteurs permettent également une pleine immersion puisque chacun est choisi pour un rôle qui lui correspond, favorisant l’inclusion d’un argot de rue propre au gang de Los Angeles, les acteurs n’ont qu’à être eux-mêmes pour interpréter leurs personnages respectifs.

Malgré les différentes critiques et polémiques entourant le jeu pour son caractère violent, il aura un impact considérable sur la diffusion de la street-culture, de la culture Hip Hop et de la culture des gang de rue sur le grand public. Chaque élément s’inspire directement de la vie des gangs de Los Angeles, notamment le style vestimentaire, les codes des gangs, les graffiti, le langage, le Gangsta Rap et plus particulièrement le mode de vie et les activités quotidiennes.

Retrouves la première partie de l’article :

Par Grégoire Zasa


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